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Stendhal   L'admission des femmes à l'égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain
Simone de Beauvoir   "Jusqu'ici les possibilités de la femme ont été étouffées et perdues pour l'humanité et il est grand temps dans son intérêt et dans celui de tous qu'on lui laisse enfin courir toutes ses chances.
   "Si vous êtes prêt à faire seulement ce qui est facile, la vie sera difficile. Mais si vous êtes prêt à faire ce qui est dur, la vie sera facile. "- T. Harv Eker
   "L’argent ne te rend pas heureux. Ne crois jamais que tu seras heureux le jour où tu seras riche. Si tu n’es pas heureux en cherchant à devenir riche, il Y a de fortes chances que tu ne le sois pas quand tu seras enfin riche. Par conséquent, que tu sois riche ou pauvre, assure toi d’être heureux" - Robert T Kiyosaki - Nos enfants Riches et brillants - Best-seller du New York Times
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LE ROLE DES STRUCTURES DE MICROFINANCE DANS LA REDUCTION DE LA PAUVRETE FEMININE A BOUAKE

Le jeudi 13 avril 2017 s’est tenue au siège du CEFCI une présentation d’une étude sur le rôle des micros finances dans la réduction de la pauvreté féminine à Bouaké.

 

L’étude qui a été menée par CISSE Mama une des membres du CEFCI a pour objectif de déterminer le niveau d’implication des structures de microfinance dans la lutte contre la pauvreté féminine dans la ville de Bouaké. L’étude révèle que la pauvreté des femmes de la ville de Bouaké est liée aux différents types d’activités qu’elles exercent. En effet, les activités exercées par les femmes sont dans leur grande majorité, les activités du secteur informel, qui plus est, ces activités sont généralement de petites tailles. De plus, ces activités sont généralement peu ou pas rentables, par conséquent elles ne permettent pas ou permettent difficilement à la majorité des femmes de pouvoir assumer leur besoins personnels, encore moins de participer au bien-être de leurs ménages.

 

La conséquence est le niveau élevé de pauvreté chez les femmes. En effet, il ressort de nos enquêtes que 40,53% des femmes sont dans l’incapacité de dépenser plus de 661 fcfa par jour, c’est-à-dire qu’elles sont pauvres. Il s’ajoute à elles, la catégorie des extrêmement pauvres avec une moyenne de 25,96%, celles-là sont dans une situation encore pire que les précédentes. Les femmes non pauvres représentent 33,51% de nos enquêtées. Au total, il apparait que quand l’activité est formelle, les femmes ont plus de chance de pouvoir se prendre en charge, la preuve est que les femmes non pauvres que nous avons rencontrées ont en majorité des emplois, les autres tiennent des commerces de taille relativement élevée, ce qui leur permet de vivre dans de bonnes conditions. A l’opposé, quand les activités exercées sont de petites tailles et précaires, elles sont très souvent peu rentables, il en résulte que les femmes qui mènent ces activités ne peuvent pas subvenir à leurs propres besoins personnels or elles ont le plus souvent des enfants à charge, certaines sont même chef de ménage. Il apparait donc difficile pour elles de sortir du cercle de la pauvreté.

Le niveau de pauvreté des femmes de Bouaké est élevé parce qu’elles mènent dans l’ensemble de petites activités informelles. Ces activités sont de petites tailles car ces femmes, étant donné leur pauvreté n’ont pas les moyens d’y éjecter des sommes plus ou moins importantes. On note donc que la précarité des activités est liée à une insuffisance ou une absence de financement, cela signifie que s’il existe des structures de financement adapté à la situation des femmes pauvres, ces dernières peuvent améliorer leurs activités et par la même occasion leurs conditions de vie. Ainsi, les microfinances à travers leurs services notamment le microcrédit, se présentent comme une réponse à cette préoccupation.

Les structures de microfinances de la ville de Bouaké, à l’image de celles de toutes les autres villes ivoiriennes proposent une diversité de services et des conditions d’accès à ces services qui varient d’une structure à une autre. Notons que le service le plus sollicité des IMF par les femmes de la ville de Bouaké est l’offre du microcrédit. D’ailleurs, les autres services à part le transfert d’argent sont en rapport avec le microcrédit. Ainsi, il apparait que le microcrédit est le plus prisé par les populations surtout les femmes car ce type de crédit dans sa conception originale paraissait adapté à leur situation, surtout pour les femmes pauvres. Cependant, le secteur de la microfinance a évolué au fil du temps et les conditions pour accéder au microcrédit ne sont plus en adéquation avec les réalités des populations cibles pour lesquelles les IMF ont été créées. Ce constat est le même dans la ville de Bouaké. En effet, certaines conditions fixées pour l’accès au crédit par la plupart des IMF de la ville de Bouaké ne permettent pas à un grand nombre de femmes pauvres de pouvoir bénéficier de 145 prêts pour renforcer ou développer une activité génératrice de revenu. Les IMF imposent à leurs clientes, d’être en activité au moins six mois et d’épargner au préalable au sein de leur structure avant de faire une demande de prêt. Pourtant, ces femmes font partie pour la plupart de la catégorie des pauvres et des extrêmement pauvres. C’est pourquoi les enquêtes de ménages ont révélé que plus de 95% de nos enquêtées savent l’existence de microfinances mais n’ont jamais demandé de prêt parce qu’elles trouvent les conditions difficiles. De même, 67,67% des emprunteuses des IMF que nous avons interrogées affirment que les conditions pour accéder au crédit sont difficiles.

Les conditions pour accéder aux services des IMF dans la ville de Bouaké sont certes difficiles pour les femmes, mais n’empêche que les IMF ont une importante clientèle féminine. Ainsi donc, quels sont les effets induits par les services des IMF sur les conditions de vie des femmes ayant bénéficié de microcrédit à Bouaké ?

Les femmes ayant bénéficié des services des IMF dans la ville de Bouaké ont dans l’ensemble connu une amélioration dans leurs conditions de vie. En effet, le niveau élevé de pauvreté des emprunteuses avant leur accès au crédit a baissé en passant de 58,33% avant le prêt à 45% après le prêt. Par conséquent, on note une augmentation du niveau de non pauvreté des femmes qui est passé de 16,67% à 46,67%. De plus, la participation des femmes au bien-être familial ainsi que leur accès aux soins de santé moderne qui était très minime avant l’accès au crédit est devenu plus remarquable après l’accès au crédit. Il faut aussi ajouter à cela que certaines d’entre elles, en dépit de leur contribution aux charges familiales, ont des épargnes, d’autres ont diversifié leur activités en réinvestissant les retombées de leurs activités de départ.

Au total, le fait d’avoir bénéficié des services des IMF notamment du microcrédit ont permis aux bénéficiaires dans l’ensemble de devenir autonomes financièrement. En devenant autonomes, ces femmes arrivent non seulement à subvenir à leurs besoins, mais aussi elles participent à l’amélioration des conditions de leurs ménages et parfois même de leurs communautés.